Bien-être & Santé

Nez qui coule tout l’hiver : et si la moisissure de la maison était en cause ?

Le 12 octobre 2026
moisissure dans la maison

Pourquoi le nez coule-t-il tout l’hiver alors que le rhume est passé depuis longtemps ? Au Québec, la question revient chaque année vers février, quand les fenêtres restent fermées et que le chauffage tourne sans arrêt.

La réponse n’est pas toujours virale. Une salle de bain mal ventilée, un coin de sous-sol humide ou un cadre de fenêtre couvert de condensation suffisent parfois. Pour comprendre l’impact d’une moisissure sur la santé, il faut d’abord regarder la maison, puis le corps.

Quels symptômes doivent mettre la puce à l’oreille ?

Ils ressemblent à ceux d’une allergie banale. C’est justement le piège.

L’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) cite les irritations du nez et de la gorge, la rhinite allergique, la toux, les sifflements respiratoires et l’aggravation de l’asthme. On ajoute souvent des yeux qui piquent, des plaques d’eczéma ou des maux de tête qui reviennent le soir.

Rien de spectaculaire. Mais quand ces signes durent des semaines, sans fièvre, ils méritent qu’on s’y arrête.

Pourquoi l’hiver québécois aggrave-t-il les choses ?

Parce que l’air froid de dehors rencontre l’air chaud et humide de dedans. Sur une vitre, sur un mur extérieur mal isolé ou derrière une commode collée au mur, la vapeur se condense. L’eau reste là. Les spores, présentes partout, n’attendent que ça.

Santé Canada recommande de garder l’humidité relative entre 30 et 50 % dans la maison, et plutôt vers 30 % par grand froid pour limiter la condensation. Un hygromètre à une quinzaine de dollars en quincaillerie, chez Canadian Tire ou Rona, donne la réponse en quelques minutes.

Qui est le plus exposé ?

Les jeunes enfants, les personnes âgées, les asthmatiques et les gens dont l’immunité est affaiblie. Les femmes enceintes ont aussi intérêt à rester prudentes quand la contamination est importante.

Un adulte en forme peut vivre des années dans un logement humide sans rien ressentir, pendant que son enfant tousse toutes les nuits.

Comment savoir si c’est vraiment la maison ?

Un test simple, gratuit : observez-vous. Les symptômes ont-ils commencé après le déménagement ? Disparaissent-ils pendant une semaine de vacances ? Reviennent-ils au retour ? Trois oui, et l’air intérieur devient un suspect sérieux.

Ensuite, cherchez une odeur de terre ou de vieux sous-sol, des taches qui reviennent après nettoyage, un ancien dégât d’eau. Santé Canada considère qu’une petite surface (moins d’un mètre carré) se nettoie à l’eau et au savon à vaisselle, sans javellisant. Au-delà, ou si la source est cachée dans un mur, mieux vaut un avis professionnel.

Et le médecin dans tout ça ?

Il reste le premier interlocuteur. Dites-lui que vous soupçonnez votre logement : ce détail change sa façon de lire une toux qui traîne. Puis réglez la cause, l’humidité. Sans ça, aucun traitement ne tient longtemps.

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